Longtemps la Bretagne fut essentiellement un pays de pêcheurs et d’agriculteurs.
Au port de Douarnenez pendant que les hommes étaient en mer, les femmes travaillaient à la conserverie et préparaient les sardines. On les appelaient les « Penn Sardin « (têtes de sardines). Les conditions de vie étaient difficiles : les femmes n’avaient de l’ouvrage que tant que les pêcheurs ramenaient de la sardine. Elles travaillaient alors de jour comme de nuit et gagnaient par heure l’équivalent du prix d’un litre de lait.
Le 24 novembre 1924, toute la ville se met en grève pour demander une augmentation de salaire : 1 Franc de l’heure. Le mot d’ordre est « Pemp real a vo !! « (« 5 sous nous aurons ! ») - Un sous équivalait à 25 centimes de Franc.
Le maire Daniel Le Flanchec, engagé aux côté des femmes d’usines, leur conseille de demander 1,25 Franc de l’heure. Il est victime d’une tentative d’assassinat par les hommes de main du patronnat. Des syndicalistes comme Lucie Colliard ou Charles Tillon viennent aider à l’organisation du mouvement. La grève a un retentissement national et se termine en janvier 1925. Elle a duré 46 jours. Les femmes victorieuses obtiennent un salaire d’1 Franc de l’heure, la majoration des heures de nuit, et la reconnaissance du droit syndical.
La lutte des Penn Sardin demeure dans la conscience collective bretonne comme le symbole de la victoire d’une juste cause.
For a long time, Brittany was essentially a land of fishermen and farmers.
In the port of Douarnenez while the men were at sea, the women worked in the cannery and prepared the sardines. They were called “Penn Sardin” (sardines heads). The living conditions were difficult: women had to work only as long as fishermen brought back sardines. They worked day and night, earning the price of a litre of milk per hour.
On 24 November 1924, the whole city went on strike to ask for a salary increase: 1 franc an hour. The watchword is “Pemp real a vo!! “ (“five pennies we will have !!”) - A « penny" was equivalent to a quarter of Franc.
The mayor Daniel Le Flanchec, engaged to the side of the women of factories, advises them to ask 1.25 francs an hour. He is the victim of an assassination attempt by the employers' henchmen. Trade unionists like Lucie Colliard or Charles Tillon come to help organize the movement. The strike has a national resonance and ends in January 1925. It lasted 46 days. The winning women receive a 1 franc per hour wage, a raise for night hours and recognition of the right to form unions.
The struggle of Penn Sardin remains in the collective consciousness of Brittany as a symbol of victory for a just cause.
Madame Morvan, Member of strike comittee.