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Préambule

Aucune intention de ma part de plagier ce qui a ete fait et bien fait par d'autres avant moi. De nombreux livres, sites Internet de qualité ont déjà été faits sur la ville d’Aulnay-sous-bois, je ne prétends donc pas rivaliser avec ceux-ci ! Le but de ce travail est de montrer ma collection de cartes postales au plus grand nombre et de rassembler mes souvenirs et ceux d'autres Aulnaysiens à travers une visite guidée de la ville qui commence au début du siècle dernier.

Pas de meilleur moyen de comprendre les styles de vie du passé, les évolutions et changements que notre ville a connue, qu’en parcourant nos rues et quartiers à l’aide des cartes postales de l’époque!
Ces documents représentent un témoignage presque vivant d’un passé déjà bien loin, oublié, voire déformé… Ce témoignage a l’avantage d’être de bonne qualité et en quantité suffisante pour se faire une bonne idée de l’Aulnay d’antan. A cette époque l’appareil photo 24 x 36 ou numérique n’existaient pas encore et le seul moyen de conserver un souvenir d’une promenade au canal, d’un dimanche en famille ou d’une escapade au jardin perdu était d’acheter une carte postale au café ou a l’épicerie du coin.
Fort heureusement, bien des quartiers d’Aulnay (pratiquement tous) ont été photographiés, ce qui permet de reconstituer l’ambiance de la ville dans le contexte des années 1900.
Des collectionneurs de cartes postales m’ont dit qu’il y en a eu près de 3600 imprimées entre 1902 et 1918, tenant compte des cartes-photo innombrables et rares, souvent sans mention aucune d’Aulnay d’ailleurs ! Après 1930, elles ne sont plus anciennes ces cartes postales, mais semi-modernes… Le temps passe, 1930 me semblait pourtant ancien…

Transmettre les témoignages et commentaires du passé de notre ville est presque un devoir pour lequel je me suis volontiers laissé emporter. De plus, disposant d’une belle collection de cartes postales et le fait d’y avoir vécu plus de 40 ans me permet de parler de notre ville avec quelque assurance (du moins pour certains quartiers du Sud, car je me sens encore très ignorant du « Vieux Pays »). Il convient de rester humble car je me suis trompé bien des fois et ai appris des détails très importants pour réaliser ce site de la part de collectionneurs que je remercie chaleureusement ici.

Je tiens à remercier ceux qui m’ont directement ou indirectement aidé :

- Le C.A.H.R.A. qui, grâce à M. Hirgorom (décédé le 6 Mars 2007 a l'age de 67 ans seulement) et a ses articles réguliers dans la revue “Oxygène”, m’aura initié à la collection de cartes postales. La qualité de leur travail de recherche et de synthèse est irréprochable et force le respect. Sans oublier leur souci de préserver notre Aulnay historique à travers leurs réunions et actions de conservation de notre patrimoine. L'action de M. Hirgorom est exemplaire : nous lui devons d'avoir largement contribué a sauver le pavillon Gainville, mais il ne faudrait pas réduire son action uniquement a ce sauvetage car il a bel et bien été le véritable historien d'Aulnay. Esperons que d'autres prendront le relai..?
- Les livres sur L’Histoire d’Aulnay édités sous les municipalités Abrioux et Gaudron.
- Le livre de Jacques Varin sur Aulnay «la jeunesse d’un vieux pays» édité sous la municipalité Thomas. Bons documents historiques malgré un contenu tinté d'idees politiques dont je ne suis pas friant. Tout de même, rendons hommage au travail accompli.
- Le livre de Jules Princet sur l’Histoire d’Aulnay, commentaire poétique et historique de la ville depuis sa création jusqu’en 1920.
- Le livre de Claude Moreau / René Bleuse « Contes et Croquis pittoresques anecdoctiques », compilation de documents. Je remercie aussi M. Moreau pour sa directe contribution a ce site pour lequel il m'a apporté bien des renseignements que j'ignorais. Il m'a aussi corrigé a juste titre maintes et maintes fois quand je faisais fausse route ce qui a été souvent le cas...
- Le livre de E. Soitel « Aulnay-sous-bois aujourd’hui », document historique très complet.
- M. Olmeta (décédé en ete 2009), personnalité incontournable de notre ville, pour sa création audio-visuelle sur Aulnay (une des plus belles collection de cartes postales ceci dit en passant qu’il a vendu en 2002 (pas à moi ..!). Il a su donner le virus de la collection à bien des Aulnaysiens..! Je ne ferais pas l’affront à M. Olmeta de le réduire à un simple collectionneur... il est aussi bon de rappeller son action de Résistant pendant la 2eme guerre et a ses multiples responsabilités post-1945, parmi lesquelles celles de la charge de l’Union des Résistants (UDR). Je le remercie aussi de m’avoir montré sa collection avant de la vendre.
- MM. Pateau, Karkidès, Ziolkowski, Diepdale, Braun et Moreau, collectionneurs de cartes postales, qui m’ont aidé a rassembler souvenirs, anecdotes et cartes postales en complément à mes connaissances et à ma propre collection.
M. Jean-Pierre Guilbert qui n'a pas hésité à me faire parvenir des scans de cartes postales dont j'ignorais l'existence et qui contribue ainsi à l'enrichissement continu de ce site pour le plus grand plaisir de tous. A noter que M. Guilbert a récemment eu la gentillesse de m'envoyer des photos exceptionnelles de la ferme de Nonneville, photos qui m'ont permis de préciser le tracé de l'ancienne route de Bondy et l'existence d'une grange en lieu et place de la chapelle du hameau de Nonneville.

Enfin, je dois remercier les personnes qui m‘ont vendu tout ou partie de leur collection et en particulier les enfants de la famile Chauvin, ancienne et reputée famille Aulnaysienne. Merci d’avoir ainsi contribué à élargir ma collection et d’avoir enrichi la documentation présente dans ce site. Grace a vous, de nombreux amis d’Aulnay pourront découvrir encore plus de cartes postales de notre bonne ville.

Une pensée particulière pour Jules Princet qui est un peu mon mentor et ma principale motivation à recueillir les informations pour réaliser ce site. Sa vision et sa foi en l’avenir d’Aulnay sont un exemple à suivre par tous ceux qui aiment notre ville.

Pourquoi ai-je entrepris ce travail de documentaliste? Besoin de retrouver mes racines enfouies depuis 4 générations dans le sol Aulnaysien? Oui, sans doute. J’ai encore en moi une part de cette ville qui m’a vu jouer aux billes a l’école du Parc, chercher des têtards dans la Morée ou au Canal, pomper l’eau potable aux fontaines de fonte des coins de rue - avec leurs manivelles polies par les innombrables manipulations des gosses - et livrer en bicyclette les clients pour le compte de mes parents, épiciers au carrefour Croix Blanche et Nonneville (l’agence 954 des Comptoirs Français, de nos jours encore une épicerie).
C’était l’époque des colonies de vacances en Vendée – St Hilaire de Riez- ou à Varennes-sur-Amence, organisées par M. Picq, l’époque des scoubidous et des sachets de Mistral achetés 5 centimes chez “Sonnette” (boulangerie toujours en activité en face de la brasserie des Vosges, actuellement l’école de musique). Allez voir l’intérieur: magnifique, surtout le plafond !

C’était aussi des rues non goudronnées, sans réel trottoir et surtout mal ou pas éclairées sur lesquelles j’ai marché tous les matins dès l’âge de 6 ans pour aller a l’école du Parc. De temps en temps l’instituteur nous conduisait dans un local de la rue du 11 Novembre pour y voir un film (la Belle Américaine, Crinc Blanc, …). Un de mes instituteurs, M. Tribaldou (toujours Aulnaysien d’ailleurs et que je croise de temps à autre) achetait par mon intermédiaire des sachets de crème à la vanille à ma grand-mère qui avait un stand au marché couvert de la gare. On la surnommait «Bouton», car elle y a vendu des boutons et des articles de ce genre pendant plus de 40 ans (pendant la guerre, elle y vendait du faux poivre aux Allemands, reservant le vrai aux Francais, et de la moutarde).
Mon oncle avait aussi un commerce de légumes situé en face de la triperie (là ou mon père a travaillé en 1939 comme apprenti), route de Bondy, à l’extérieur du marché contre le mur de briques peintes en jaune clair, vous vous souvenez de l’ancien marché couvert?

Tant de souvenirs! Une enfance et une adolescence qui n’a pourtant rien d’extraordinaire et partagée par bien d’autres Aulnaysiens nés dans les années 1950.
Une enfance et une adolescence qui aura vu aussi la transformation d’Aulnay - quelquefois sa défiguration - se précipiter dans les années 60-70, décennies où il aura fallu reconstruire après la guerre, accueillir de nouvelles populations et remplir les espaces vides… On a peur du vide semble-t-il…
Les années 60-70 auront été particulièrement néfastes à notre vieil Aulnay : la montée en force d’une nouvelle génération qui se dit moderne et qui veut oublier le passé balaye bâtiments et maisons, abât des arbres centennaires, remplace la meulière et briques par du triste et stérile crépi, divise les grands terrains, détruit les grandes maisons bourgeoises. C’est la folie d’après-guerre qui, en détruisant et défigurant, veut oublier les années de privations. Détruisons! Demain, il fera jour ! Merci beaucoup.

Certes, il a fallu développer Aulnay et vivre dans un passé inerte n’a pas de sens, mais j’aurais souhaité remplacer la destruction par des idées plus respectueuses de notre patrimoine : améliorer, respecter, agrandir, rénover, conserver.
La bibliothèque du Parc Dumont est un bel exemple de conservation et d’agrandissement réussis, même si la juxtaposition d’un bâtiment en verre et métal n’est pas de mon goût… Au moins la magnifique bâtisse est encore là! C’est le dernier exemple architectural majeur du quartier de la place de la Gare qui montre la splendeur qu’était cette place dans les années 1880-1920. A noter : a l’intérieur de la bibliothèque, un portrait de l’abbé Dumont au-dessus de la cheminée de ce qu'etait le grand salon.
De belles demeures comme celles-ci, il y en avait partout autour de la place de la gare et ailleurs aussi, notamment dans le sud de la ville qui s’est considérablement développé dès l’arrivée du train de Paris et de la construction de la gare.
La villa des Tilleuls a été rasée et remplacée par le premier marché couvert de la région, puis par le nouveau marché surmonté par « la Nef ». Est-ce plus utile : sans aucun doute ! Est-ce plus beau : non !
Encore bien trop d’autres maisons détruites pour y construire un bâtiment d’habitation ou un commerce (l’opticien en face du café de la place de la Gare, etc.).
Disons qu’il reste quelques vestiges qu’il convient de citer : la Villa Henri II, la Villa Dumont et le Castelet (transformé en dispensaire et plus tard en annexe municipale-sociale).
Mais... Adieu aux villas San Antonio, Antoinette et des Tilleuls pour ne citer que celles-ci, majoritairement regroupées autour de la Gare et qui constituaient un quartier luxueux à quelques minutes du marche et des commerces et de la Gare.
Les deux dernières détruites sont les Villas San Antonio (en face de la Villa Henri II) et celle qui constitue de nos jours l’arrière du marché couvert et de sa Nef (maison Loewel).
Sans oublier la destruction du chateau en 1907... ca aurait fait un splendide batiment culturel... Dommage.

Un peu plus loin au Sud, la zone comprise entre la place de la République et le rond-point Dumont est par chance restée relativement intacte ou presque. 2 villas ont été détruites pour y contruire l’école, mais l’ensemble est encore bien représentatif et miraculeusement épagné. Pour combien de temps ?

Nostalgie ? Oui, mais surtout de la déception que notre commune n’ai pas su conserver son charme, voire son luxe d’antan, qui en faisait dans les années 1880-1920 une des plus coquettes villes de l’Est Parisien. Et oui, ça a bien changé ! Aulnay était une ville connue des Parisiens qui faisaient le voyage en train ou en voiture pour y passer le Dimanche et leurs courtes vacances. Las du trajet, certains s’y installèrent et profitèrent ainsi de la vie au grand air loin des bruits de la capitale… Là aussi, ça a bien changé..! Aulnay était "le Vésinet de l’Est Parisien" et est devenu … Pas facile de trouver un adjectif... disons : sans âme, sale, sans coherence, mal fréquenté ? Un peu de tout ça sans doute et peut etre pire encore selon les quartiers... Vous n’êtes pas d’accord ou pas convaincus : allez donc place de la gare vers 19 heures en semaine et vous corrigerez ma description ou pas. Bien entendu si vous avez moins de 50 ans, vous ne comprenez qu’une partie de mon propos car vous n’avez pas connu cet Aulnay désuet, charmant et et si calme sans toutes ces voitures dans votre enfance... Ces boulversements ne sont pas le seul fait de l'envahissement des voitures dans notre ville : Aulnay s'est transforme socialement et culturellement. Mais c'est un sujet sensible qu'il est difficile d'aborder sans etre traité d'anti-jeunes ou de raciste, ce que je ne suis pas du tout! Disons que pour etre tres clair, je regrette qu'Aulnay ait eliminé son passé de classe moyenne, voire de bourgeoisie en oubliant de combler le vide créé, ce qui a provoqué l'aspiration naturelle d'autres styles. Chacun jugera. Si je contine, on va me traiter de vieux c..

Certes, les difficultés quotidiennes des Aulnaysiens de l’époque n’ont rien à voir avec celles d’aujourd’hui : peu de confort, pas (rarement) l’électricité, pas d’eau courante, pas de sanitaires (ou si rudimentaires, qu’il ne vaut mieux pas en parler...), pas de chauffage central, pas d’isolation dans les maisons, pas de trottoirs ou de chaussées goudronnées (poussière garantie en été et gadoue en hiver), etc. Mais, mais... du charme et de l’espace entre les grandes maisons. Bref, ca avait du style, de la gueule quoi !

Avec un peu plus de respect et de goût, Aulnay aurait pu rester une charmante ville de banlieue. La construction de bien trop d’HLMs au Nord, du centre commercial Parinor et de l’usine Citroën aura achevé ce vain espoir.
Longtemps, le Sud de la ville se croyait à l’abri des problèmes liés à l’excès des HLMs du Nord et aux potentielles conséquences d’un accroissement rapide de la population et au rééquilibrage Nord-Sud. Les deux parties sont de nos jours réunies par la dégradation de la qualité de vie. C’est la victoire de la médiocrité sur la qualité, le mélange est pris, l’amalgame réussi : Aulnay est une ville à mauvaise réputation, plus enviée par quiconque, à jamais défigurée.
Quand vous dites que vous habitez Aulnay, immédiatement les gens pensent à : Parinor, Citroën, le RER et la délinquance (remise à la mode depuis l’hiver 2005). Il y à un siècle, pensez à Aulnay, c’était : le train, sles villas somptueuses sur de grands terrains, son grand air, son canal, ses bals et ginguettes, le château, les fermes, les bals...

Disons que j’aurais espéré qu’Aulnay « la bourgeoise » des années 1880-1920 ai su rester coquette tout comme Le Raincy dont le caractère prestigieux est resté presque intact, tout comme sa réputation.
Rancoeur ? Oui. J’en veux surtout aux municipalités des années 1960–1975 qui ont littéralement assassiné notre patrimoine, histoire de remplir les HLMs de bons et loyaux electeurs.
Rien que du négatif ? Non, bien sûr, il a fallu adapter Aulnay et il faudra encore le faire. Toutes les villes de France regrettent d’avoir perdu çi et ça, c’est le prix à payer pour évoluer. L’évolution, pas la révolution, c’est toute la différence que j’aurais souhaité voir! Trop tard...

Peut-être que la lecture de ce site vous donnera une meilleure idée de ce qu’était Aulnay il y a 100 ans et vous communiquera le goût pour la collection de cartes postales de cette époque ? Ces petits bouts de papier encore anodins en 1970 constituent aujourd’hui un petit trésor… Il vous faut donc de la patience pour fouiner et un peu d’argent car ces cartes postales valent en moyenne 15 Euros en 2005. Disons que les prix varient de 5 à plus de 300 Euros… Apres tout ce sont des documents historiques!
Si vous êtes collectionneur, vous avez déjà remarqué que la qualité de ces clichés est très souvent excellente et qu’il est difficile de reproduire une qualité semblable de nos jours.
A cette époque, les photographes utilisaient des plaques de grande taille (chambre 4 x 6 inches) dont le négatif était de la taille de la carte postale, voire plus grand, ce qui permettait d’avoir un grain très fin sans perte à l’agrandissement. D’autre part les photographes utilisaient des appareils photographiques à décentrement d’objectif qui annulent l’effet de déformation des longues façades, notamment sur les côtés. Les amateurs de photographie savent de quoi je parle.

Saviez-vous que de célèbres photographes, tels Nader, ont pris plusieurs clichés à Aulnay? Pendant que des clichés se figeaient sur la pellicule, d’autres artistes trouvaient à Aulnay un charme tel qu’ils l’ont figé eux aussi, mais sur la toile : Utrillo a peint une douzaine de toiles a Aulnay dont l'église Saint Sulpice et un coin de rue dans le Sud a l’angle des rues de Lorraine et Croix Blanche. Quel artiste trouverait ce coin de rue charmant de nos jours? Installer son chevalet de nos jours signifie se le faire détruire ou voler en moins de temps qu’il ne faudrait pour immortaliser la « beauté » actuelle du site. Il faut souligner qu'Utrillo n'e s'est pas rendu sur les sites pour les peindre, mais a réalisé son travail d'après des cartes postales. Il faut ajouter qu'il était alors pensionnaire chez le Docteur Picq (avenue du Chemin de Fer) pour des raison de santé mentale.

Outre les prises de vue de quartiers et de commerces, certains Aulnaysiens ont fait appel aux services d’Imprimeurs locaux qui déléguaient des photographes afin de figer sur la pellicule leur propre maison, leur commerce – récemment ouvert -, leur famille fière de leur nouvelle maison, etc. Ces clichés sont devenus aussi des cartes postales appellées cartes-photos. C’était à l’époque un moyen de faire du marketing pour son commerce, d’envoyer une photo de sa maison à la famille en Province.
Ces cartes sont relativement rares car imprimées en quantité limitée (série de 100 à 500). Elles sont surtout difficiles de nos jours à attribuer à Aulnay car elles n’avaient pas souvent d’indication au recto et il faut avoir la chance de reconnaître une maison ou un coin de rue ou de s’aider avec le texte qui vantait « ma récente épicerie de la rue ... ».

Les toutes premières cartes postales (celles que j’ai datent de 1902) avaient un espace au recto pour le texte, le verso étant réservé à l’adresse. Un peu plus tard (fin 1903), le verso a été divisé en deux tout comme les cartes d’aujourd’hui. La belle période pour la prise de vue aura durée jusqu’en 1915-1920, avec une quantité énorme de clichés figés sur la gélatine. Certains seront mis sous presse par différents imprimeurs sur la base du même cliché pour raison d’économie de prise de vue.
Certaines cartes postales proviennent de photos prises à Bondy, Le Blanc-Mesnil, Gargan ou Sevran et attribuées à Aulnay. Il n’est pas rare de trouver des clichés de la forêt de Bondy ou du canal avec différents noms de ville.
A partir des années 1960 les cartes postales en couleurs font leur apparition, même si les premières colorisées, ont existé dans les années 1925-1930. Ces dernières sont recouvertes d’une trame qui contient les agents chimiques colorés. Rien de comparable à la qualité des cartes en noir et blanc de la même époque, mais déjà bien pour la technique d’alors.
Les cartes ayant le verso vert ont été faites par des imprimeurs qui on racheté le droit de publier le cliché et d’en faire une carte postale. C’était une sorte de droit d’auteur en somme. Le fond blanc correspond à l’imprimeur qui a signé un contrat avec un photographe et publie le premier la carte d’origine. Les puristes disent que seuls les fonds blancs ont de la valeur. Je ne le crois pas. D’ailleurs il suffit de constater le prix des cartes de nos jours : vert ou blanc, on voit rouge !

J’ai commencé ma collection en 1989 tout à fait par hasard ! J’ai acheté une carte sur une brocante de Province par curiosité car le prix était très bas. Ca a été très rapidement le début d’une véritable chasse sur les salons, brocantes, salles de ventes, achat ou échange entre particuliers, sur Internet, etc.
Presque impossible d’y résister et encore moins de capituler ! A ce jour ma collection comporte environ 2200 cartes anciennes (dont 150 assez rares) + 400 semi-modernes, ainsi que d’une centaine de cartes-photos que je n’ai vues que tres rarement depuis mon achat. J’ai aussi une carte très spéciale à mes yeux : c’est le café de l’angle de la rue du Havre et du Blvd. de Strasbourg. A la terrasse sont présentes ma mère et ma grand-mère..! Je ne les ai pas vues tout de suite, mais plusieurs années plus tard en cherchant à lire quelques détails à la loupe… Ensuite, ça m’est revenu : ma mère m’avait parlé d’une photo prise en 1946 à ce café avec sa mère et quelques voisins. A cette époque ma mère avait été élue Reine d’Aulnay et le cliché a sans doute été pris après leur retour du défilé en char depuis la Mairie jusqu'à la place Edouard VII. Ma famille est aller fêter son élection au café d’en face, un photographe passait par là, et … clic, une carte postale de plus ! Pas rare cette carte-ci, mais bien des souvenirs pour moi…

Chacun d’entre nous a sa propre vision et interprétation du passé, de sa mémoire, de ses souvenirs. Bien des Aulnaysiens d’aujourd’hui ou d’hier sont émus à revoir des quartiers de leur enfance, des commerces oubliés ou détruits, des arbres et bosquets disparus ou envahis de béton. D’autres sont simplement curieux de savoir comment était Aulnay il y a un siècle, d’autres constituent une collection de cartes postales par goût de revivre un peu le passé ou pour revivre leur tendre enfance. Peu importe ! Tous les collectionneurs sont unanimes à dire qu’ils aiment leur ville.
Les de Gourge et Princet doivent se retourner dans leurs tombes, mes grands-parents et arrière grands-parents aussi ! Notre famille est Aulnaysienne depuis 4 générations. Mon arrière grand-mère y est née en 1868 et y a vécu toute sa vie ainsi que la plupart des membres de ma famille maternelle et paternelle. Deux de mes enfants y vivent encore 140 ans plus tard. Moi, j’en suis parti en 1997...

Suis-je contre les changements? Non, je suis pour l’évolution dans le respect et dans la compréhension des conséquences de nos actes sur le futur. Il faut être né dans cette ville pour comprendre son histoire et assister impuissant aux bouleversements trop souvent mal pensés.
J’imagine qu’un fermier de Nonneville a du, lui aussi, pester contre ces maisons bourgeoises - que j’affectionne tant - construites dans le Parc dans les années 1875-80 en lieu et place de son chemin vers l’église Saint Sulpice… Son univers Aulnaysien était très simple et dégagé, il pouvait voir l’église Saint Sulpice depuis sa ferme. L’arrivée du train et de la gare aura été pour notre fermier un véritable désastre. Et 100 ans plus tard, ces mêmes « désastres » sont devenus des témoignages des valeurs du passé qu’il aurait fallu préserver… Tout est relatif, donc !
Les Aulnaysiens du Nord ont du, eux aussi, pester contre la destruction des vieilles maisons de la rue de Gonesse construites avant la révolution et largement abîmées pendant le siège Prussien… Ces maisons sont de nos jours très difficiles à remarquer (il n’en reste plus une seule rue Jacques Duclos) car perdues dans la masse des superbes HLMs construits dans ce quartier. Rue Jacques Duclos... Quel judicieux choix pour rebaptiser cette rue de Gonnesse, le coeur de notre vieux bourg... Enfin...

Je ne peux me retenir de pester contre la politique des Maires Solbès, Ballanger et Thomas. Ils sont largement responsables de la disparition et défiguration de quartiers complets de notre ville qui avaient certes besoin de rénovation, mais certainement pas d’être remplacés par des HLMs de très mauvaise facture, sinistre habitude Communiste il est vrai... Ma rancoeur contre ces politiques vient du fait que toute leur action de « rénovation » a été basée sur le dévelopement de masse en abandonnant toute idée de qualité et de vision à long terme.
Le nivellement par le bas, politique bien connue afin de conserver son électorat, est réalisé. Merci beaucoup ! Les électeurs Aulnaysiens se sont réveillés dans les années 1980 mais trop tard. Rassurez-vous, je ne vais pas engager ici un combat politique, disons que je suis amer de constater des changements trop brusques et basés sur une démarche qui a ignorée le futur de notre ville et celui de belles demeures qui devaient sans doute, aux yeux de certains, être le symbole d’une bourgeoisie dont il fallait éliminer la représentation publique aussi vite que possible...
Ceci dit, ce serait injuste de faire porter le chapeau a un seul bord politique, d’autres ont suivi et poursuivi. Nous sommes tous responsables en ne nous étant pas mobilisés pour freiner la furie destructrice des années 1955-1975.

Heureusement le CAHRA aura su se faire entendre et défendit bec et ongle notre ultime vestige historique (hormis Saint-Sulpice) : la maison Gainville. Merci au CAHRA, merci M. Hirgorom, sans vous Gainvile aurait disparu. Vous n'êtes plus des notres, M. Hirgorom et nous pensons bien a vous...

Il faut veiller au grain et songer à ce qu’il pourrait advenir des villas Henri II, Dumont, et du Castelet. (entre autres, car il y a bien d’autres demeures ou belles maisons qui seront à défendre. Mais qui pourra vraiment les protéger, ce sont des biens privés et pas des monuments historiques. C'est bien la que commencent et s'arrêtent les actions de protection que certains ont engagé avec quelque succès, tel le CAHRA. Souhaitons leur plus d'influence.

Il nous reste les cartes postales... C’est mieux que rien.
La villa Dumont, devenue Bibliotheque Municipale, Un exemple de renovation et de conservation...
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Plan du village d'Aulnay sous Napoléon 1er
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Du 78 au 93...
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Canal de l'Ourcq - 14 Themes
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