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Ferme de Nonneville

Création du bourg d’Aulnay-les-Bondy
(12 ème siècle – 1903)

Bien que des traces de vie (poteries Romaines entre autres) furent trouvées le long du Sausset et datées du II au IV siècles, l’histoire de notre bourg commence réellement au 13 ème siècle avec la présence de deux fermes, d’une église et d’un château.

Nous étions encore au temps où l’Eglise et l’Etat n’étaient pas séparés, il n’était pas rare de voir se juxtaposer une chapelle et une ferme. Dans bien des cas, le curé jouait aussi le rôle de gérant administratif des ces âmes, en quelque sorte le maire de l’agglomérat fermier local.

Essayons de remonter le temps et de revivre quelques tranches de vies passées en commençant par quatre sites qui ont constitué sans aucun doute l’armature future de notre ville actuelle : l’église Saint-Sulpice, le Château, la ferme de Savigny et celle de Nonneville.

La Ferme de Nonneville - La Forêt de Bondy

Bien des Aulnaysiens ignorent les fondements de notre ville ou se satisfont d’explications simples, telles : l’église Saint Sulpice, le Château, la Morée, les Aulnes qui ont donné leur nom à la ville, la forêt de Bondy au Sud et les fermes du Nord, etc.
Si on creuse le sujet, on découvre que notre ville a été fondée sur des bases bien plus anciennes qu’il n’y paraît (disons que le 13 ème siècle aura été le vrai point de départ de notre futur bourg).
Au 13 ème siècle, pas de train, pas de canal et pas d’autoroutes ! Pas de commerces, de bistros, de rues, d’électricité, de maisons, de voitures. Presque rien ! Et pourtant la présence au Nord de l’agglomérat de Savigny et de ses corps de fermes et au Sud de la ferme de Nonneville seront bel et bien le tout premier édifice conséquent du futur Aulnay-sous-bois. Commencons par Nonneville.

A l’époque le Clergé avait entrepris la construction de cette ferme pour nourrir l’évêché Parisien qui compte de moins en moins de terres cultivables intra muros. Il faut donc établir des fermes rentables en « province » (si j’ose dire) et aller assez loin pour que l’extension fulgurante de la capitale n’engloutisse jamais ces champs destinés à nourrir nos églises Parisiennes. 12 Kms de distance entre les faubourgs et les fermes, ça devrait suffire ! D’ailleurs il faut presque ½ journée pour s’y rendre ! C’en est décidé : les plaines plates de l’Est Parisien qui auront quelques ruisseaux bien utiles pour l’irrigation seront choisies. Ce fut le début de l’apparition de plusieurs fermes autour de la Capitale dont beaucoup d’entre elles existent encore. Le site de Nonneville est choisi par la cure de Bondy qui recommande cette plaine en limite de forêt et bien arrosée par des petits ruisseaux jamais à sec.
Le premier bâtiment - notre ferme - est donc construit par la Cure de Bondy au 13 ème siècle, voire auparavant selon certains historiens… Qui sait vraiment ? Il faudrait pouvoir remonter le temps vers les années 600 ou 700 afin de comprendre l’influence de l’évêché de Saint Denis qui avait pouvoir sur toute la region dans un rayon de 30 kms autour de la Basilique de St Denis.

La ferme de Nonneville était constituée de plusieurs groupes de bâtiments de bonne taille et les fermiers, dont peu logeaient sur place, se rendaient régulièrement prier à la petite chapelle Saint Jean-Baptiste située dans l’actuelle rue Alix (sur l’emprise des numéros 100 a 108).

Notice historique (source : www.atlas-patrimoine93.net) :

Hughes Capet possède un manse entre Aulnay et Lisivilla (Newman 1937a p. 103-104). Il est cédé à l’abbaye d’Argenteuil en 1003 (Newman 1937a p. 107). En 1078-1079, Gautier II d’Aulnay est seigneur d’Aulnay ; il cède alors à l’abbaye de Cluny divers biens parmi lesquels l’église, un moulin et une forêt (medietatem silva que est juxta silvam regis)(Depoin 1912 n°61 p. 98, Prou 1908 n°CCVI p. 249). Cet acte mentionne également la via que vadit Parisius. Un dénommé Alermus major de Aneto est mentionné en 1088 (Depoin 1912 n°32 p. 60). En 1108, Galon, évêque de Paris, donne au prieuré de Saint-Martin des Champs la terre d’Aulnay, avec le consentement de Robert, comte de Meulan, qui tenait cette terre en fief de Galon (Tardif 1866 n°336 p. 199). En 1208, Robert Mauvoisin donne à l’abbaye de Livry 20 arpents à essarter près de Savigny (Anonyme [19..] p. 3, Zurfluh 1975 p. 17, Jenn 1971 p. 4). L’acte mentionne les hôtes du seigneur et ceux du prieuré. En 1299, Philippe IV donne à son chambellan Pierre de Chambly, qui tient de lui la seigneurie de Livry, 211 livres de rentes à prendre à Coubron et à Aulnay (Anonyme 1995a p. 17-18). En 1412, à la mort de Guiot de Chambly, la terre d’Aulnay revient à Jean de Menou alors que Livry et Coubron passent aux mains de Guiot de Chambly (Anonyme 1995a p. 17-18). Une lettre de souffrance d’aveu et dénombrement datée du 19 juillet 1475 mentionne la châtellenie d’Aulnay, mouvant de la prévôté et vicomté de Paris (AN P716 n°202, Babelon 1983 n°5 p. 19). La châtellenie d’Aulnay est érigée en marquisat par lettres patentes d’octobre 1683 ; ces mêmes lettres unissent le fief de Nonneville, mouvant de la seigneurie d’Aulnay, à la dite terre (AN P23 n°105bis, Babelon 1988 n°32 p. 4).
Le chef-lieu paroissial est transféré de Savigny au village d'Aulnay vers 1200. La collecte englobe la paroisse de Nonneville réunie à celle d'Aulnay en 1769.
Blanc-Mesnil est réuni à Aulnay de 1790 à 1792. Les deux communes procèdent à un échange de terrains en 1953.

De récentes découvertes faites lors de l’agrandissement d’une maison rue Alix ont permis de mettre à jour des squelettes humains situés tout près de ladite chapelle. Il s’agissait sans aucun doute d’un petit cimetière à l’échelle de la population de l’époque… Source CAHRA - Oxygène N. 158

Le rattachement à l’Eglise du Bourg, à Saint-Sulpice donc, sera fait au 18 ème siècle, ce qui provoquera son total abandon et par conséquent la destruction de la chapelle. Il est clair qu’à cette époque l’église Saint-Sulpice et le château “pesait” plus que la ferme de Nonneville et sa minuscule chapelle. Sans Châtelain, point de salut!

La ferme de Nonneville n’était pas loin des frondaisons de la forêt de Bondy tant par le Sud qu’à l’Est. La ferme a été rénovée au 19 ème siècle et agrandie après un défrichage partiel de la forêt de Bondy. Les ombrages ténébreux de ladite forêt étaient proches et allait presque sans fin jusqu’à Coubron, Chelles à l’Est et Rosny, Gagny au Sud. C’était en fait une suite presque sans fin jusqu’à Fontainebleau en passant par Vincennes, la ceinture verte de l’époque ! La partie Nord de cette forêt allait jusqu’à Tremblay-en-France. Peu de gens à l’époque osaient traverser la forêt car l’on risquait d’y perdre sa bourse ou même sa vie! Etait-ce une légende? Non : en 584 le roi Chilperic 1er y fut assassiné, en 1743 Armand-Pierre de Gourgue – marquis d’Aulnay – y perdit aussi la vie à l’age de 26 ans Source Oxygène - CAHRA N. 118.
De nos jours habiter le Nord ou le Sud de notre ville, même dépourvue de forêt, n’épargne pas pour autant leurs habitants qui y subissent à leur tour cambriolages, vols de véhicules, etc.…


Dénomination : hameau ; église ; ferme ; cimetière
Appellation : Nonneville

Commune : Aulnay-sous-Bois
Adresse(s) : 102-122 rue Alix ; 6-12 rue de la Division Leclerc

Inventeur - Informateur -Enquêteur : Inconnu
Année de la découverte ou de l'enquête : 1884
Redacteur(s) : Héron Claude
Date de la rédaction : 21/10/1995
Organisme : Service du patrimoine culturel de la Seine-Saint-Denis
Etat à la découverte : sans objet
Niveau d'interprétation : site fonctionnel
Précision de l'emprise : localisation connue et limites supposées
Type d'étude : carte archéologique de la Seine-Saint-Denis


Qualification de la datation : période(s) d'occupation
Datation : moyen age ; époque moderne ; époque contemporaine ; 13e siècle ; 14e siècle ; 15e siècle ; 16e siècle ; 17e siècle ; 18e siècle ; 19e siècle ; 1er quart 20e siècle


Description : A-L’église Saint-Jean Baptiste de Nonneville est attestée au début du 13e siècle. En 1209, Thibaud de Nonovilla, chevalier, dote de ses biens la paroisse du lieu nouvellement créée, du consentement du prieur de Saint-Martin-des-Champs et à condition que la présentation à la cure appartienne au prieur. Il s’agit d’un démembrement de la paroisse de Bondy ou de celle de Drancy. Au début du 18e siècle, l’église n’est plus desservie que par un vicaire de Saint-Sulpice. En 1769, la paroisse de Nonneville est supprimée et rattachée à celle d’Aulnay. L’église est encore figurée sur le plan d’intendance de 1782, mais n’apparait plus sur le plan cadastral de 1819. Des hôtes de Nonneville sont mentionnées en 1208. Nonneville est mentionné sous les formes suivantes : Nonnevilla 1205; Nonovilla 1209; Nonavilla 1246; Nona Villa 15e siècle. En 1549, le lieu est constitué d'un hôtel seigneurial entouré de fossés, d'une ferme et de trois maisons en ruine. En 1572, Claude Boullard, bourgeois à Paris, acquiert à Nonneville de Jacques Leclerc de Cottier "une maison, granshe, estable, bergerie, cour et jardin. Ladite maison de trois travées et deux estages de hauts lesdits lieux contenants tout ensemble trois quartiers de terre ou environ tenant d'une part en la grand rue d'autre part aboutissant d'ung bout au chemin d'Aulnay, d'autre bout en la Ruelle". Le terrier d'Aulnay du 16e siècle mentionne "un hostel seigneurial entourés de fossés, bassecourt et deux jardins, assis l'un derrière ledit hostel seigneurial devers Bondies contenant un arpent quartier et demy, et l'autre derrière la grange contenant un arpent huit perches". Le hameau est chef-lieu paroissial jusqu'à son rattachement à la paroisse d'Aulnay en 1769. En 1797, lors de la succession Gourgues, la ferme de Nonneville est ainsi décrite "sa principale entrée fait face au nord-ouest, et est par une porte charretière à deux vantaux, avec porte cavalière à côté. On entre dans une cour dans laquelle est une mare. A droite en y entrant est un bâtiment faisant face au sud-est, élevé de rez-de-chaussée et grenier, couvert en tuiles à deux égouts, le rez- de-chaussée est distribuée en cune chambre airée en plâtre à solives apparentes, éclairées par deux petites croisées avec chassis vitrée, fermée d'une porte pleine et ayant une cheminée en hotte, à côté est un bûcher, autre chambre airée en plâtre à solives apparentes ayant une cheminée simple, fermée d'une porte pleine, éclairée par deux croisées sur le potager, escalier en charpente conduisant au grenier. Au derrière de ce bâtiment en est un autre couvert en tuiles à deux égouts et contenant à rez-de-chaussée un fournil et au dessus un grenier. Dans l'angle formée par le premier bâtiment et par le mur de clôture est un autre bâtiment élevé de cave, rez-de-chaussée et grenier couvert en tuiles à deux égouts avec croupe, la cave consiste en un seul berceau, le rez-de-chaussée comprend une pièce airée en plâtre à solives apparentes éclairée sur la cour par une croisée et par une autre sur le potager, fermée d'une porte pleine, et à cheminée simple, le grenier à tuiles apparentes. A gauche de la porte cavalière en entrant dans la cour, est un petit édifice couvert en tuiles en appentis contenant deux poulaillers et un grenier. Sur le même alignement est un bâtiment faisant face au sud-est, contenant une vacherie, une écurie et un grenier à fourrage et couvert en tuiles à deux égouts. En retour sont deux bâtiments faisant face au sud-ouest contenant deux granges, l'une de travées et l'autre de six travées, cette dernière avec porche au dessus duquel est un colombier, les granges couvertes à deux égouts, et le porche couvert en pavillon, le tout en tuiles. En retour de ce dernier bâtiment, il y en a deux autres faisant face au nord-ouest, contenant trois toits à porcs, un grenier au dessus et une bergerie avec gernier à fourrage, le tout couvert en tuiles à deux égouts. Au sud-ouest des bâtiments, à deroite de la porte charretière, est un jardin potager clos de haies, et au pourtour du surplus de la ferme règne un pâtis". Une carte postale de 1915 figure la ferme en partie ruinée.
B-"En 1884, on a découvert un ancien cimetière sur l'emplacement du hangar qu'on a trouvé à gauche en entrant dans la ferme". Aucun mobilier funéraire n'a été mis au jour, si ce n'est une épingle de linceul. La céramique collectée dans les remblais comprend une cinquantaine de tessons attribuables pour la plupart aux 15e-16e siècles, issus de productions à pâte blanc-rosé et engobe rouge, glaçurée verte, glaçurée jaune et vert, glaçurée orange et flammulées. On note la présence de 3 tessons de grès de Beauvaisis, dont un fragment de coupelle. On remarque également la présence d'un col de granuleuse et d'un fragment de non-tournée. Une boucle en fer, deux clous, deux fragments de tuiles plates, sept fragments d'ardoise et un éclat de silex marron ont également été collectés.
-Au 104-106 de la rue Alix, 50 inhumations ont été fouillées dans trois sondages d'une surface cumulée denviron 15 m2. Les inhumations sont orientés Est-Ouest, tête à l'Ouest. Une inhumation d'immature en linceul, une autre inhumation en cercueil sont formellement attestées. Acune de ces inhumations n'est antérieure au 14e siècle.

--- Extrait de l'Atlas du Patrimoine ---
la mare aux canards
la mare aux canards
Passage qu'on distingue sur la photo précédente.
Passage qu'on distingue sur la photo précédente.
Entrée vers la cour de ferme centrale depuis le Nord
Entrée vers la cour de ferme centrale depuis le Nord
En 2000....
En 2000....
Ferme de Nonneville???
Ferme de Nonneville???
Ferme de Nonneville???
Ferme de Nonneville???