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Les Années 60, ma jeunesse...

Années de gloire économique, 15 ans après la fin de la 2ème guerre mondiale, années de reconstruction et d’espoir pour les Aulnaysiens qui assistent à un développement de leur ville quelquefois inattendu.

L’explosion démographique des années 1950 – les fameux « baby boom » dont je suis – aura contraint les municipalités de l’époque à repenser le logement de fond en comble. L’arrivée d’immigrés sollicités pour reconstruire le pays après les désastres de la guerre n’aura fait qu’accentuer un phénomène démographique qui va plus vite que nous : nous sommes de plus en plus nombreux à chercher un logement et la jeunesse née après la guerre songe déjà à mettre en chantier la prochaine génération…

Aulnay n’a pratiquement pas changé ou très peu entre 1930 et 1950. Les années 30 on été une sorte de pause due aux bouleversements économiques et boursiers à la suite de quoi, la guerre et les 5 années suivantes n’auront été que désolation et tentatives d’espoir de repartir à nouveau.

Beaucoup de constructions en pierre meulière ont été faites durant les années 20-30 après lotissements de parcelles encore à vendre malgré la folie immobilière du début du siècle (entrepreneurs Coste et Lejeune principalement). Presque tout le paysage immobilier d’Aulnay de nos jours est issu de ces constructions modestes sur des terrains relativement petits. Le Sud d’Aulnay contient plus de pavillons en meulière qu’au Nord car le vieux pays s’est surtout redéveloppé à l’extrême Nord de la ville avec tous ces HLMs qui ont poussé comme des champignons. Les « meulières » que vous voyez dans nos rues semblent se ressembler toutes : elles ont souvent 3 fenêtres en façade, la porte au milieu, un toit qui abrite une chambre et un débarras sur l’arrière. En général les pièces sont relativement petites malgré une hauteur de plafond comfortable. Une seule salle de bains minuscule au milieu a l’arrière et un escalier avec accès par la cuisine.
Une chaudière au charbon reconvertie ou remplacée par le gaz ou mazout, quelques agrandissements et reconditionnements internes et c’est à nouveau convenable pour bien des familles qui s’y installent de nos jours.
C’est dans une de ces maisons que j’ai grandi et à cette époque ça me paraissait grand… 85 m2, tout au plus... Tout change, même notre notion d’espace et nos goûts.
La decoration interieure? Rien de bien special a mes yeux, mais mes parents etaient fiers de leur mobilier et de leur gout pour la decoration, en realite je devrais reduire ce commentaire a ma mere car mon pere n'a jamais manifeste la moindre intention de critiquer sa femme sur ce sujet.
L'entree se faisait sur un couloir etroit dont le soubassement etait peint imitation bois, il tournait legerement sur la gauche pour aller a la cuisine. La cuisine minuscule et son revetement en vinyl du sol n'avait rien de luxueux: : pas de lave-vaisselle, carrelage jaune aux murs, evier simple bac et cusiniere a gaz Arthur Martin achetee chez Deliry en 1955 qui durera jusqu'en 2006. Les meubles etaient faits de formica gris clair ainsi que la table et les chaises. L'acces a l'etage se faisait par une porte situee pres de la fenere et il fallait se lever de table pour acceder aux etages.
Le salon-salle a manger etait separe par une ouverture semi-circulaire. A gauche le salon avec 3 fauteuils et un "pouf". Le tout dans le plus horrible style des annnees 60, c'est-a -dire une sorte de tissu epais de couleur orange vif avec des pietements noirs en metal. Quant au papier peint... des larges motifs geometriques noirs et oranges sur un fond blanc..! La table de salle a manger et le buffet situes de l'autre cote ne retenaient pas l'attention des invites, seul l'immense miroir au dessus du buffet attirait le regard de nos visiteurs.
La chambre de mes parents etait si petite que la porte de leur armoire effleurait le lit quand on l'ouvrait. Du mobilier en pallisandre des indes, bois tres clair et recouvert d'un vernis si brillant que le mobilier semblait etre en plastique.
La salle de bains comportait un evier et une baignoire alimentee par un chauffe-eau a gaz.
Ma chambre mansardee sous le toit etait de loin la piece la plus interessante car assez grande pour une chambre avec un seul lit. Le grenier attenant etait une menace pour l'enfant que j'etais car il n'y avait pas d'eclairage assez fort pour calmer ma peur de descendre l'escalier sans y etre englouti par un monstre imaginaire. Je me demande ce qu'est devenue cette maison, vendue en 2007 (90 avenue de la Croix Blanche).
Minuscule terrain triangulaire avec un petit cabanon au fond pour les outils de jardin qui ont remplaces les sacs de charbon.

L’essentiel de la population des années 50-60 devra travailler 50 heures par semaine, voire plus afin de subvenir aux besoins de la famille et du pays dont l’économie est redynamisée après la guerre. C’est la crise du logement qui concerne tout le pays et notamment la banlieue ouvrière, par conséquent Aulnay, ville ouvriere par excellence dans ces annees la.

Nous l’avons déjà vu, Aulnay a basculé de la ville coquette des années 1890-1910 vers une ville de banlieue ouvrière pressée de se loger, d’acheter des meubles, une voiture, une salle à manger et avec un peu d’espoir une télévision en couleurs, et autres derniers cris du comfort et de l’électroménager…
Avoir 7 ans en 1960 et habiter à Aulnay après plusieurs générations de parents Aulnaysiens – dernier en date connu M. Langlois, pere de ma grand mere - signifie que je connaisse mon quartier, mais les yeux de mon enfance sont différents des yeux de l’adulte qui écrit ces lignes. Le temps de l’enfance insouciante est précieux et je suis heureux de ces années passées dans le quartier de Nonneville chez mes parents commerçants.

L’école maternelle de la rue Vercingétorix me semblait être au bout du monde (a 400 metres de chez moi..!) et le chemin qui y menait interminable. Il est vrai qu’a 5-6 ans, 400 mètres a pied est une épopée.
Le raccourci par l’impasse depuis le carrefour de Nonneville et Croix Blanche est très mal éclairé et en hiver - vers 17 heures - ces 100 mètres de marche dans le noir, cerné par ces immenses platanes me faisaient très peur. J‘ai longtemps pensé avoir battu à plusieurs reprises le record du monde du 100 mètres tant j’avais peur dans le noir et que ma seule issue était de courir le plus vite possible avant d’être avalé par je ne sais quoi d’impressionnant !

La boulangerie du coin offrait à mes parents de faire cuire le gigot dans le four à pain pour les grandes occasions familiales. A cette époque, pas d’électro-ménager sophistiqué et surtout pas de four assez grand pour y rentrer la bête!
La charcutière et son mari handicapé – M. Pierre - étaient pour moi des magiciens qui préparaient des dizaines de plats délicieux qui sentaient bon la charcuterie fraîche et cuisinaient des mets dont j’ignorais le nom mais qui sentaient le frais, les herbes et les bonnes choses simples.

Le café d’en face et sa grande salle en coin était toujours bondée de poivrots bruyants qui symbolisaient a mes yeux la preuve vivante de l’échec humain. La seule raison pour moi d’y entrer était d’acheter des livres d’aventures et des magazines : Blek, Tarzan et autres personnages de bandes dessinées pour garçons de mon age... !

Je me souviens qu’en rentrant du café vers la boutique du Comptoir Français ou mes parents y étaient gerants entre 1953 et 1968, j’ai trouve un billet de 5000 (anciens) Francs par terre et je me suis senti capable de tout acheter ! En 1960 5000 Anciens Francs représentaient 1 jour du salaire de mon père, j’étais donc devenu riche..!
Je ne sais même plus ce que j'ai fait de ce trésor qui a dû disparaître très vite en billes, bonbecs et magazines.

Les Aulnaysiens des années 60 étaient essentiellement composés de familles d’ouvriers travaillant dans les usines environnantes. L’usine des «Radiateurs» - Idéal Standard – employait plus de 1.300 personnes. D’autres plus importantes encore : La Courneuve (Babcock & Wilcock, Meccano, etc.), Le Bourget (Cie. Electro-Mécanique) ou à La Plaine Saint-Denis, Sevran (Kodak) et à Paris bien sûr.
Peu de femmes travaillaient, elles devaient se charger des enfants et des taches ménagères aujourd’hui allégées par l'electro-menager.
Mes parents n’ont eu de machine à laver le linge qu’à la fin des années 60. Ma mère lavait les couleurs a la main et le blanc était lavé à la laverie automatique une fois par mois. L’équipement de cuisine était très simple : un buffet, table recouvette de formica jaune -bordee d’une bande d’aluminium- 4 chaises et une cuisinière à charbon sans oublier le dernier cri de la technique, à savoir le réchaud à gaz avec 2 feux installé sur un petit meuble.
Désuet sans doute aujourd’hui et pourtant les repas étaient de bonne qualité et l’odeur de la confiture que ma mère faisait cuire n’a rien à envier aux plats désodorisés préparés en usine et réchauffés au micro-ondes… Tiens, je me prends pour Jean-Pierre Coffe..!

La loi "Loucheur" aura permi aux classes sociales modestes d’accéder à la propriété. La crise du logement ne fait qu’accentuer la demande pour acheter une maison plutôt que de louer un appartement d’ailleurs bien difficile à trouver à Aulnay.
Les HLMs du Nord ne sont pas encore construits, pas plus que Parinor ! En fait plus rien après le Protectorat Saint-Joseph, sauf peut être quelques maisons sur la route qui mène a la ferme de Savigny et sans oublier le vélodrome.

A cette époque quelques HLMs furent construits en face du « Nouveau » cimetière, et d’autres tout près de la rue du Pont David pour enjamber la Morée (engloutie sous la route des Petits Ponts depuis bien longtemps).
Il y a eu bien des erreurs commises dans les années 60 sous prétexte de modernisation et de crise du logement. Quelques exemples : la triste et irrespectueuse refonte du quartier du vieux pays, la destruction de cette magnifique bâtisse (Trianon) remplacée par l’hideux HLM appelle la "banane" à cause de sa forme, la destruction de cette admirable maison bourgeoise avenue de la Croix Blanche pour y construire le centre des impôts de nos jours abandonné à son tour..., la démolition de la superbe villa Antoinette en lieu et place de cet horrible parking en face du parc Dumont, etc. Bien d’autres "exemples" malheureusement…

Je me souviens être monté au sommet de la tour Eiffel un dimanche d’été 1962 et avoir été stupéfait de pouvoir discerner à l’œil nu les moissonneuses-batteuses qui levaient la poussière dans les champs du Nord d’Aulnay. On pouvait même voir les engins bouger avec la paire de jumelles que mon père avait apporté. Disons que ça se situait aux environs de l’usine Citroën ou de Parinor…

Un jeune garçon de 7-8 ans laissé libre dans les rues de l’Aulnay du Sud avait de quoi s’amuser car les terrains vagues étaient nombreux et les maisons abandonnées en limite de Bondy constituaient nos "cabanes". J’allais jouer au billes avec les voisins et j’etais furieux quand les grands jouants mieux que moi conservaient mon sac remplis de calots bruyants et tous neufs.
Nous jouions a la guerre et imitions le bruit des mitraillettes et pour changer une seance de cowboys et indiens ne faisait pas de mal. J'ai bien peur que de nos jours jouer a la guerre ne soit considere par bien des parents comme une demonstration d'agressivite et que cela se traduise par la visite chez un psychiatre pour une therapie familiale...

J’étais fier de mon train électrique que le père Noël avait apporté pour Noël 1960. En réalité j’avais entendu mes parents assembler le train dans la nuit et j’étais descendu de ma chambre pour assister à leur « forfait ». Ils ne m’ont pas vu et j’ai feint le lendemain de croire encore au père Noël… Un train electrique complet au format O (larges voies) avec gare et tous les accessoires. Une merveille ! Je me souviens que les gosses des voisins demandaient a voir "le train". Ce train est toujours avec moi aux USA et fonctionne encore.

Mon arrivée à l’école du Parc – Place Camélinat - a été une importante étape pour moi. J’ai eu l’impression d’aller chez les grands car j’étais dans la plus petite classe de toute l’école et de voir tous ces grands jeunes hommes âgés de 10 ans, voire plus me terrorisait.
Les recréations étaient consacrées à jouer aux billes et à tenter de gagner des soldats de plomb ou de fer ou des calots qui valaient bien plus que les simples billes ! Il fallait se placer à 3 mètres du mur et abattre à multiples reprises la figurine tant désirée avec sa bille, sinon on perdait ses billes lancées et le soldat avec!
Je me souviens avoir perdu un gros sac de billes qui valait une « fortune » à mes yeux et dont la perte symbolisait la fin du monde ou presque !
C'était l'époque pendant laquelle l'éducation de base avait encore un vrai sens. On apprenait a lire, écrire et à compter. Un peu d'Histoire, de Géographie et la séance de morale chaque matin. Il n'empeche que lorsque nous arrivions en 6eme, nous avions tous recus un minimum qui nous permettait d'accéder au niveau prochain et sans encombre. Les pleins et deliés qui nous étaient imposés pour bien écrire -avec la plume Sergent Major trempée dans l'encrier en faience- me semblaient inutiles, mais je comprends aujourd'hui le sens de ce travail besogneux.

Les Jeudis étaient libres et je me dépêchais d’aller voir Thierry-la-Fronde chez des voisins car nous n’avions pas encore la télévision. Je suis sûr que bien des adultes de mon age se rappellent encore très distinctement la musique du générique… Rater un épisode était une catastrophe inoubliable jusqu’au Jeudi d’après...

Un peu de catéchisme et c’est déjà ma communion solennelle célébrée à l’église Saint-Joseph. Je n’étais fier que d’une chose : exhiber ma soutane blanche et ma croix portée autour du cou dans les rues ! C’était pour moi une sorte d’uniforme qui voulait dire "je suis grand"». Je me souviens aussi de cette petite fille que je dévorais des yeux quand nous sommes sortis de l’église après la communion… Je l'ai revue 25 ans plus tard et me suis retenu de lui expliquer mon émoi de l'epoque...
A cette époque les écoles n’étaient pas mixtes et je n’ayant pas de sœur, pouvoir apercevoir une fille de mon âge et la cotoyer ne serait-ce que 10 minutes était à la fois excitant et terrifiant. Je me souviens regarder les filles à l’école du Parc par la grille pendant les recréations, la vision de toutes ces filles de mon âge me semblait irréaliste. Y avait-il autant de filles dans Aulnay sans que j’en connaisse une seule?

Varennes-sur-Amence et Saint Hilaire-de-Riez vous disent quelque chose ? C’est là où j’ai passé quelques étés en colonie de vacances. Nous partions en car de la Mairie et ma mère me donnait les dernières recommandations et quelques bonbons pour le trajet. Ensuite c’était 4 semaines sans nouvelles ou presque car le téléphone portable n’est arrivé que 30 ans plus tard...

Quand mon père a acheté sa Citroën ID 19 (d’occasion) en 1963 je me suis senti "fils de riche" et nous ne l’étions pourtant pas…, mais ça suffisait a remplir mes espoirs que le futur sera bien meilleur que le passé. Concept qui semble avoir disparu en 2000, les parents ont de nos jours conscience que leurs enfants auront moins d'opportunités qu'eux-memes, ce qui est d'une tristesse affligeante.
Il y avait un contraste frappant entre mes parents qui commençaient à financièrement s’en sortir d’avec l’Aulnaysien moyen qui jamais ne pourra rouler en "DS", en tout cas c’est ce que je me disais. J'ai longtemps considéré que l'acharnement de mes parents a vouloir "réussir" était la seule solution et j'étais déja fier d'eux. Il faut dire que mes parents travaillaient 70 heures par semaine.

Ma grand-mère maternelle habitait rue du Havre (au numéro 32, maison aujourd’hui disparue car absorbée par la maison qui fait l’angle avec le Blvd. de Strasbourg) dans une très modeste maison de 25 m2 sans eau courante. Je devais aller remplir les seaux chez le charbonnier d’à côté (à 2 maisons de là, un terrain vague de nos jours, mais qui a conservé les 2 petites tours cylindriques sur le mur de clôture) pour y remplir 2-3 seaux qu’elle conservait religieusement dans sa cuisine. Elle n’a eu l’eau courante qu’en 1967, elle avait 74 ans…
Si ma grand-mere n’avait pas l’eau courante, mes parents avaient enfin vote le budget pour acheter un electrophone! Incroyable, j’allais pouvoir ecouter les Chaussettes Noires, Johnny Hallyday, les Chats Sauvages, Frank Alamo, Francoise Hardy, Sylvie Vartan, et autres yeah-yeah..!
Le tourne-disque de marque Pathe-Marconi etait fierement expose sur la table du salon et degageait cette odeur si speciale de bakelite chauffee... Je la sens encore.
Ma mere avait cette horrible manie de remplacer mes 45 tours preferes par ses 33 tours, voire 78, de musette et de valse. C’etait l’occasion de transformer la maison en minuscule guinguette, voire en cabaret car ma mere trouvait toujours le moyen de chanter 2-3 chansons qui m’irritaient terriblement et me faisait honte face aux invites qui simulaient un ravissement que ma mere prenait pour un encouragement... Ca a ete une des plus grandes hontes de mon enfance...

Mes parents ont donné a ma grand-mere leur première télévision noir et blanc de marque Arphone qui chauffait terriblement et qui demandait au moins 1 minute avant que l’image n’apparaisse. Quand on l'eteignait, un point blanc au centre de l'ecran demeurait present au moins pendant 1 minute. Ma mere disait que c'etait dangereux pour mes yeux (!). Je ne l'ai jamais cru. Ca ne m’a pas empêché de regarder très souvent la télé chez ma grand-mere a 19h30 pour y voir « Bonne nuit les petits » avec Pimprenelle et Nicolas et l’Ours qui faisait « pom pom pom pom ». Ca vous dit quelque chose le marchand de sable? Si desuet de nos jours... Et pourtant si rassurant pour l'enfant avant de se coucher.
La fin des années 60 a sans aucun doute été marquée par les « événements de Mai 68 » que je n’ai pas vraiment suivi sauf a la télévision en couleurs que mes parents venaient d’acheter en Mars de la même année. A l'oppose de bien des jeunes de cette epoque, je me souviens avoir considere ces "evenements de Mai 68" comme une gigantesque fumisterie. La suite me donnera raison. A cette époque avoir la « télé en couleurs » était rare au point que les voisins demandaient l’autorisation à mes parents pour venir voir cette merveille technique… Un mois de salaire d’ouvrier pour se l’acheter… Mes parents s’étaient privés pour avoir ce luxe à la maison !
Mai - Juin 68 : Tickets de rationnement d’essence, des trajets en voiture très comptés et la peur que le pays ne bascule dans une tourmente encore plus grande pour les vacances et la rentrée. Je venais de finir ma classe de 3ème et hormis mon BEPC, mon seul souci était mes vacances d’été peut être perturbées par les grèves et manifestations... Quoi de plus important a cet age ? Le fameux discours du Gal. De Gaulle un dimanche après midi de Juin et les accords de Grenelle ont été le début de la fin pour les grèves et de la « chianlit » comme il disait le Général. Le pays en avait assez de ces 3 mois de grèves, tout a repris son cours normal à la fin du mois de Juin. Cohn Bendit – Rudy le Rouge – et ses adeptes sont repartis d’où ils sont venus et ne sont réapparus que pour des débats politiques 15-20 ans plus tard. Où êtes-vous, Sauvageot, Krivine et autres leaders de cette révolution avortée qui a si bien commencée et si mal finie ? De nos jours, la jeunesse ne lutte pas contre la societe de consommation, leitmotiv de 68, mais contre le fait qu'ils ne gagnent pas assez d'argent pour consommer a leur gout. Que de changements en 30 ans..! J'imagine que la future "revolution" sera ecologique.
Mes vacances d’été 68 n’ont pas été gâchées, c’est déjà ça..!

Le garçon de 15 ans que j’étais en 1968 n’a pas réalisé que notre ville perdait un peu plus de son âme chaque jour… Je l’ai déjà écrit dans d’autres chapitres, je ne vais pas me répéter.

Les plus grands changements ont eu lieu au début des années 70 quand la ville a décidé de remodeler le Nord et d’y construire cette voie rapide qui coupe en deux la ville et de revoir complètement le quartier de la rue de Gonesse au vieux pays.
Si on regarde le plan de ville, on distingue nettement ces deux séparations brutales qui sont des nécessités de circulation, mais qui ont créé bien des problèmes de cohésion urbaine encore irrésolus de nos jours. A mon avis, il aurait mieux vallu enterrer la ligne de chemin de fer entre le pont de la Croix Blanche et la jonction avec l’autoroute (2 Kms) et supprimer ainsi les deux ponts et le passage souterrain de la gare. Ca aurait évité de créer une distinction entre Aulnay Sud et le vieux pays au Nord.
Quant à la voie rapide, elle aurait due être enterrée aussi et les terres disponibles en surface auraient pu être converties en espaces verts, sportifs et culturels. Trop cher sans doute, mais ça se fera un jour, j’en suis sûr.

Tout change. La tendre enfance et l’adolescence est passee et du moment qu’elle s’est bien passee, rien d’autre n’a d’importance.
En 1930
En 1930
La rue de Gonesse dans les annees 1950...
La rue de Gonesse dans les annees 1950...
En 1956...
En 1956...
Devant  le Protectorat en 1970
Devant le Protectorat en 1970
Extrémité Nord de la rue du Vieux Pays
Extrémité Nord de la rue du Vieux Pays
Rue du Vieux Pays en 1960
Rue du Vieux Pays en 1960
Gendarmerie
Gendarmerie
En 1960
En 1960
En 1960
En 1960
En 1930
En 1930
En 1960
En 1960
Carrefour de la Négresse
Carrefour de la Négresse
Carrefour de la Negresse -  Comptoirs Francais, agence 790...
Carrefour de la Negresse - Comptoirs Francais, agence 790...
163
163
Le 3ème bureau de Poste...
Le 3ème bureau de Poste...
128
128
En 1960
En 1960
Le Boulevard, un Dimanche apres-midi
Le Boulevard, un Dimanche apres-midi
Le manege
Le manege
Corinne Clergeaud devant le Prisunic 1964
Corinne Clergeaud devant le Prisunic 1964
Blvd de Strasbourg
Blvd de Strasbourg
Christian Perykasza  1956  Blvd de Strasbourg avec le père Noel et sa grand mère
Christian Perykasza 1956 Blvd de Strasbourg avec le père Noel et sa grand mère
En 1965
En 1965
Rue de Severine
Rue de Severine
En 1960...
En 1960...
En 1935...
En 1935...
Marche en 1960...
Marche en 1960...
Cour de l'école de la République en 1960
Cour de l'école de la République en 1960
En 1960
En 1960
Auto tamponneuses
Auto tamponneuses
les 1000 - 1000 en 1960
les 1000 - 1000 en 1960
En 1960
En 1960
Simca 1000
Simca 1000
Garage Citroen- Concession Gauthron
Garage Citroen- Concession Gauthron
Glacier Ponce
Glacier Ponce
Rue du Vieux Pays en 1970
Rue du Vieux Pays en 1970
22 Rue Anatole France - Pressing
22 Rue Anatole France - Pressing
Manège place Camélinat 1958
Manège place Camélinat 1958
1955
1955
Depart pour la colonie de St Hilaire-de-Riez- En face de la future mairie annexe- 1965
Depart pour la colonie de St Hilaire-de-Riez- En face de la future mairie annexe- 1965
Petite ferme
Petite ferme
Petite ferme - Intérieur de la couP
Petite ferme - Intérieur de la couP