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Montréal, 19 décembre 2007, tout est blanc, la météo annonce une autre tempête. 7h15 coin
Université et St-Antoine, soudain, j’entends un BOUM. De l’autre coté de la rue, je vois un
oiseau dans la rue, il est ébranlé, il essaie de voler mais on dirait que son aile est brisée. Les
gens passent à coté, ils le regardent et le laissent dans la rue. Je sais qu’à la Tour de la
Bourse, nous avons des faucons pèlerins qui nichent.
J’essaie de traverser la rue pour l’aider mais la circulation est dense et les autos me
klaxonnent. J’attends la lumière et je m’approche doucement de l’oiseau. L’oiseau me voit,
se tourne ; j’en profite pour ramener doucement mes mains au niveau de ses ailes et je le
prends dans mes bras. Mon plan : amener l’oiseau en sécurité, direction l’hôtel Delta. Une
dame m’a vu ramasser l’oiseau et elle m’accompagne, je lui demande d’aller à l’intérieur me
chercher une boite.
Pendant ce temps, j’attends à l’extérieur avec mon oiseau qui regarde les clients sortir de
l’hôtel. Imaginez la scène, il neige à plein ciel et les clients voient une femme qui tient un
oiseau de proie dans ses bras. Après 10 minutes, on me fait entrer dans le lobby avec l’oiseau.
Je le dépose doucement dans la boite, je remarque du sang à son bec. Deuxième étape : aller à
la sécurité de la Tour de la Bourse pour qu’on communique avec les gens qui baguent les
faucons.
Je retourne au travail toute excitée de mon aventure. À 10 heures, l’oiseau n’est pas encore
parti à l’ UQROP, il est la vedette de la bâtisse. À l’heure du dîner, un journaliste de TQS
vient faire un reportage sur l’oiseau. Vers 13 heures, je descends, au même moment, une
bénévole arrive pour prendre possession de l’oiseau, direction St-Hyacinthe. Elle me
demande mes coordonnées et part avec celui-ci dans la tempête.
A la fin de la journée, le Dr Fitzgérald, responsable de l'UQROP, me téléphone pour connaître
les circonstances de l’accident, à ce moment, il me confirme qu’il s’agit une buse à queue
rousse.
Au mois de janvier, on me téléphone et m’informe que l’aile n’est pas brisée mais que
l’oiseau souffre d’un traumatisme à l’œil. Il ira en réadaptation pour voir s’il peut se
débrouiller avec sa vision. Après 3 mois de soins, l'oiseau est relâché le 27 mars 2008.
Une expérience marquante.
© Louise Auclair - Tout droits réservés - All right reserved