photo sharing and upload picture albums photo forums search pictures popular photos photography help login
Jean M. Ollivier | all galleries >> Galleries >> In Box > Année 1975
previous | next
1975

Année 1975

Faits marquants de l'année 1975 - Congrès de Gand, visite de la France au retour

31 août au 5 septembre 1975 - Congrès de Photochimie international à Gand (Belgique)

Souhaitant visiter la belle France à l'issue du congrès
je "monte" à Gand en voiture accompagné de Chantal.
Le trajet d'une journée dans la 404 achetée à Hubert Baptiste
passe au voisinage de Lille. A nuit tombante nous pouvons
apercevoir les terrils des anciennes mines de charbon, fantômes
semblant flotter sur la brume vespérale qui forme une couche
uniforme sur le sol. Témoins plutôt robustes de l'effrayant
travail des mineurs de fond. Je me dis que j'ai bien de la chance
d'avoir échappé à cette noire destinée et passer ma vie dans une
région splendide et bien au chaud dans un labo. Je remercie les
hasards heureux de ma vie en songeant que j'ai eu de la chance
et que ce n'est pas donné à tout le monde. Je suis fier d'aller
à Gand pour rencontrer des "savants" du monde entier. Quel honneur!
Le méritè-je ?
Mais revenons à nos moutons. Après Lille la route se poursuit
en Belgique jusquà la ville de Gand. Arrivés assez tard le soir
nous devons explorer la cité universitaire afin de dénicher la
chambre réservée. Avant de dormir nous faisons une petite tambouiile
our calmer nos estomacs affamés.Après une nuit bien tranquille dans
cette cité-U sans étudiants, je suis dans les temps pour suivre les
conférences. Pendant ce temps Chantal fait quelques courses et visite
la belle ville de Gand.
Je retrouve avec plaisir Elisabeth Poquet accompagnée d'un collègue
de l'Université de Pau (UPPA : Université de Pau et des Pys de l'Adour).
J'y rencontre également Georges Lucas, ingénieur théoriciens des
particules et de Photochimie. Il a écrit un livre dans lequel il
développe ses théories (estinées au départ à améliorer le rendement et
la sélectivité d'une réaction photochimique industrielle. Sa solution,
pour le moins originale, n'a pas été retenue par les "ignards" (selon lui)
qui s'occupaien de la dite réaction mise en oeuvre dans un gigantesque
atelier. Bien qu'à la retraite depuis un certain temps, toujours sur le
qui-vive il essayait de convaincre la communauté scientifique de la validité
de ses théories. Il faisait fi des critiques qui le traitaient comme un
vieil urluberlu faisant une fixation sur son travail. J'ai rarement rencontré
de retraité animé d'un tel enthousiasme. C'est lui qui assume les frais engagés
pour assister aux conférences internationale où que ce soit dans le monde.
Je regrette de ne savoir ce qu'il est devenu. Je le trouvais sympathique lui
qui planait dans les hautes sphères d'une science imaginairer et qui semblait
être sa raison de vivre. Jamais je ne me moquerais de personnes telles qe Lucas.
Il y a toujours un Lucas qui traîne au fond de chaque "vrai" chercheur.
Les conférences abordent des sujets très "pointus" et sont quelque peu barbantes.
Elisabeth et moi avions réalisé des "POSTERS" sur lesquels était résumé
les résultats de nos recherches récentes. L'occasio de discuter avec des chercheurs
un peu moins transcendants que les "maîtres" qui récitaient leur bréviaire pour
la nième fois. La preuve : ils n'avaient jamais de papiers avec eux.

Entre deux conférences ou en fin de journée il était possible de visiter la ville
ancienne et d'autres quartiers splendides, en particulier le long du canal qui
traverse la ville. Un régal pour la vue et les photos qui vont avec..
Cette visite spectaculaire de Gand ne nous fait pas oublier que nous sommes voisins
d'une cité encore plus remarquable : Bruges. Profitant d'une demie journée de liberté
j'nvisage une petite expédition vers cette ville. Je sors la voiture du parking où
elle dort depuis quelques jours et, outre Chantal, j'embarque Elisabeth et son collègue
qui souhaitent aussi visiter Bruges. Ce n'est pas loin et nous pouvons nous régaler.
Magnifique. Le congrès aura au moins servi à ça. Gand et Bruges sont inoubliables, mais
quant au congrés qu'en reste-t-il ? Je comprends pourquoi les collègues sont si friands
de congrès, symposiums et autres réunions internationales. J'en connais un qui a gravi
le mont Fuji au Japon, à l'issue d'une rencontre dite scientifique. Voilà bien autre
chose que de rester confiné sous les néons à entendre des concepts incompréhensibles
la plupart du temps ? Consciente de ces "dérives" la direction imposa aux amateurs de
symposiums de réaliser une communication à cette occasion. Ce qui calma bien des ardeurs.
Revenons à Bruges. La visite nous amena naturellement au beffroi majestueux de la ville.
Il était possible de agner la terrasse sommitale pour admirer la ville, à l'issue d'un
escalier interminable. Une gnognote pour des amateurs de montagne mais une épreuve
douloureuse pour Elisabeth qui souffrait d'une lombalgie tenace (une calamité qui frappe
presque tout le monde un jour ou l'autre dixit un médecin de mes amis).
Serrant les dents elle a pu elle aussi assister au spectacle de la ville
s'étalant à nos pieds. Bravo !
Un peu d'émotion maintenant. Aurais-je imaginé il y a 14 ans qu'un jour je ferais du
tourisme avec la jeune et séduisante prof de Bordeaux qui nous enseignait la chimie au
CSU de Pau.

6 au 11 septembre 1975 - Retour par le chemin des écoliers
Nous ne tenons pas à retourner par Lille et ses sinistres terrils
Objectif : Est de la Frace en passant par les Ardennes belges et
Ardennes française. Contrôlés par la police belge le soir à
l'heure où nous allions dormir dans la voiture. Pour les flics des gens qui dorment
au bord d'une route, même si c'est sur une bosse, c'est suspect. Faut vérifier. Ils ne
trouvent rien sur leur base de données et s'en vont sans dire bonsoir.
Rien de spécial à voir dans les Ardennes. Terrain accidené et beaucoup de forêt.
Pour la suite je me fie à ma mémoire en attendant de retrouver les agendas de
cette époque.
D'abord les Vosges et la ligne de front de la guerre 14-18. Monument remarquabler :
le Mémorial du Vieil Armand, 956 m, (Hartmannwillerkopf en allemand), sis sur une éminence
stratégique offrant un point de vue remarquable aux combattants qui pouvaient
l'occuper. Objet de combats acharnés de décembre1914 à janvier 1916 cette "montagne
de la mort" fit au moins 30000 victimes français et allemands. Lieu bien aménagé pour
la visite. Cette première visite donne le ton de ce que nous verrons par la suite.
Mon grand-père Alexandre étant monté cinq fois sur le front est peut-être passé par là.
Cette évocation me remplit à la fois de respect et d'horreur. Un tel mémorial fait toucher
du doigt ces épisodes tragiques de l'histoire de France. En 1914 ça avait déjà mal commencé
pour les Français : 27000 morts pour la seule journée du 22 août 1914, à cause de la
stratégie stupide du général Joffre, bien au chaud dans son PC parisien. L'offensive à tout
prix, baïonnette au canon, face aux mitrailleuses allemandes meurtrières. Cela n'empêcha
pas le conflit de continuer de plus belle. Suicide de l'Europe, tout simplement.
La visite se poursuit par Verdun et les villages rasés environnants signalés par des
panneauxdestinés à en conserver la mémoire. Non reconstruits.
Aprés Verdun (306000 tués et disparus, et le Chemin des Dames, cap sur Douaumont
et son ossuaire géant et les 130000 restes non identifiés de soldats français
et allemands, en vrac dans le monument. Pour s'en faire une idée macabre ce sont
environ 1300 tonnes d'ossements. A peine croyable, incroyable même. Si les belligérants
avaient été pleinement conscient de ce funeste résultats, ils auraient peut-être réfléchi
à deux fois. Mais quand la connerie humaine se déchaîne on voit ce qui en résulte.
En outre la dureté des conditions imposées à l'Allemagne (cf Clémenceau au traité de
Versailles a permis à un monstre de prendre le pouvoir en Allemagne et de semer la zizanie dans le monde entier en étant de plus à l'origine de l'élimination six millions de juifs d'Europe. Ces chiffres se bousculent dans la tête : 130000 mots ici à l'issue de durs combats, six millions d'innocents assassinés quelques décennies plus tard. Et aujourd'hui des empires
belliqeux
agitent la bombe atomique dans tous les sens. On imagine ce que cela peut donner.
avec une incon-
science folle l'humanité veut se détruire. Elle en a les moyens.
Après toutes ces horreurs une petite pause à Domremy calme les esprits.Juste
un instant, quand on sait ce qu'il est advenu à cette sainte. Je l'avais appris
vers 6-7 ans grâce à un film que mon père avait tenu à ma faire voir. cet âge on
prend tout pour argent comptant et en sortant de la salle obscure je voyais des
Jeanne d'Arc à tous les coins de rue et mes nuits furent pendant longtemps
peuplées de cauchemars
Pour moi Jeanne d'Arc était encore vivante et il était possible de la sauver. Les
enfants font de rêves beaucoup plus poétiques et beaux que les adultes. Dans le
rêve d'enfant les sentiments et les émotions ne prennent pas le pas.
Nous visitons donc la maison natale de Jeanne d'Arc, ou supposé telle Très modeste et
très simple, d'une seule pièce Le tout est admirablement conservé malgré ses 563 ans
d'âge. Elle n'est peut-être pas d'époque, ce n'est peut-être qu'un édifice mémorial
destiné à évoquer la vie de la Pucelle de Domrémy. Ce n'est pas grave et mieux qu'une stèle.

Après les Vosges un coup d'oeuil au Jura s'impose. C'est à nuit noire que nous
atteignons ses collines boisées sur une route relativement accidenté. Dommage car le
Jura est riche en
paysages remarquables et en vieilles pierres historiques. Il faudra revenir.
Mais en attendant il faut dormir. La route est bordée d'un mur d'arbres compact
qui ne laisse
aucune place pour stationner. Et tout d'un coup une ouverture se fait livrant un
chemin
forestier de bon aloi. L'affaire est entendue et us trouvons rapidement une
accueillante
clairière propice à une nuit tranquille. Pas un son, c'en est presque inquiétant. Petit
casse-croûte du soir et dodo. Sommeil profond et nuit sans rêve, même pas de Jranne
d'Arc. Je m'excuse au près d'elle, victime de la cruauté humains comme des centaines
de milliers d'autes l'on été 500 ans après sa mort.
Au matin des bruits d'engins de chantier attirent notre attention.Ils n'ont pas l'air
très éloignés. Aors que nous dégustone le petit déjeuner d'autant plus apprécié que
l'endroit es agréble. Un écureil traverse rapidement la clairière non sans nous jeter
un coup d'oeil en passant. Malgr& la saison tardive des oiseaux s'interpellent d'arbre
en arbre. Nous aimerions prolonger notre séjour dans ce soin enchanté. Mais il faut
partir, après-demai c'est le boulot qui nous atend.
Les bruits de oteur sont toujours là. Ils sont matinaux dans le Jura. Mais que font-ils ?
En plaisantant, et sans y croire,, je dis à Chantal que ce sont des travaux routiers
qui sont bien capables de nous empêcher de regagner la route.









other sizes: small medium large original auto
comment | share