LA PENSÉE MAGIQUE
À PARTAGER AVEC LE MONDE ENTIER
Vous priez en votre détresse et en votre besoin;
puissiez-vous prier aussi
dans la plénitude en vos jours d'abondance.
Kalil Gibran
Les petits questionnements de la vie
J’étais en train de réviser un article, hier soir, sous un magnifique ciel orangé,
quand des gouttes d’eau ont commencé à tomber. Je sais qu’on appelle généralement ce phénomène la «pluie»,
mais puisqu’il ne semblait pas y avoir de nuages à l’horizon, ce concept ne m’est simplement pas venu à l’esprit.
Une première goutte s’est timidement présentée, et je l’ai poliment ignorée. Une deuxième – un peu plus effrontée –
s’est allongée de tout son long sur mon clavier, mais j’ai refusé de céder. Après la troisième
(rapidement suivie de la quatrième et de leur descendance), je me suis rendue à l’évidence: il pleuvait.
Légèrement, mais officiellement.
Dès l’instant où j’ai «lâché prise», où j’ai «vécu le moment présent» et où j’ai «fait la paix avec la réalité» (je blague, en passant),
mon appareil photo et moi sommes partis à la chasse. À la chasse aux arcs-en-ciel, mes amis!
Je ne sais pas quel effet ces arches multicolores ont sur vous, mais personnellement, elles me transportent dans un monde de rêve et de fantaisie;
le jour où je mourrai, j’ai l’impression que c’est sur un arc-en-ciel que je passerai de l’autre côté.
J’étais donc ravie, hier soir, de trouver un joli spécimen –
vous pouvez l’admirer sur la photo du haut – en sortant de mon entrée.
Il savait que j’allais l’apprécier, il n’a même pas cru bon de se laisser désirer…
Ma question pour vous aujourd’hui est très simplement:
partez-vous à la chasse aux arcs-en-ciel ou aux nuages gris?
Quand sortez-vous votre appareil photo?
Que cherchez-vous?
Je vous pose cette question, car peu importe ce que vous cherchez,
vous le trouverez. Il y a une incroyable variété de paysages à photographier, et vous choisissez ceux que vous immortaliserez.
On aspire tous à de belles et grandes choses, bien sûr. Qui souhaite se sentir limité?
Cela dit, on concentre souvent notre attention – appareil à la main, le doigt prêt à cliquer –
sur ce qui nous déplaît et sur ce qu’on ne souhaite pas voir se concrétiser.
On veut être bien entouré, mais on photographie notre solitude sous tous les angles imaginables.
On rêve d’occuper un emploi valorisant, mais on fait un zoom sur nos insatisfactions…
Et si on concentrait toute notre attention sur ce qui nous fait vibrer?
Et si on vivait la plus belle version de notre réalité avant même qu’elle se soit transformée?
Non seulement est-ce une jolie perspective; c’est la clé pour enclencher les changements tant désirés et avoir de belles photos à développer.
Il n’y a pas toujours des arcs-en-ciel, bien sûr, mais il y a toujours la douceur de l’herbe,
le magnifique feuillage vert, l’éclat de quelques pissenlits rebelles...
Ainsi, faisons comme les tournesols et tournons-nous vers la lumière. Allons vers la beauté, vers l’amour,
vers la douceur, vers l’allégresse et la légèreté… Cela sonne moins sophistiqué que de
«lâcher prise», de «vivre le moment présent» ou de «faire la paix avec la réalité»,
mais ça revient au même, finalement, en résumé. :-)
Beaucoup de beauté, d’amour et de lumière pour vous, justement, en cette belle journée…
Marie Pier