Voilà des mois que Claude nous en parlait de ce grand rassemblement de paramotoristes dans le Gers...l'heure est venue ! Il faut dire que quand on a connu Basse-Ham, Blois et son MAP, Saint Hilaire, Svanstein, Anères, un grand raout paramoteur, ça manque dans notre paysage. Une occasion de se retrouver autour de nos machines à parler encore et encore de mécanique, de voile, mais aussi de mécanique et de voile, de mécanique...autour d'une bière. Ce que j'aime chez les gens félés, c'est qu'ils laissent passer lumière. Claude est de ceux-là. Félé, il faut l'être un peu pour oser se lancer dans un rassemblement XXL de tondeuses à nuages à l'heure des gâche-bonheur rois et des pisses-vinaigre bio. Il faut l'être encore pour convaincre les vélivolistes d'accueillir nos moustiqu'air dans la patrie du "bonheur est dans le pré". Et la lumière est passée ! Claude et sa bande d'ULM-topistes ont soulevés les montagnes, ils ont ouvert le ciel comme d'autres, la mer Rouge, pour laisser le peuple des chariotistes et des dorsaux, venus d'au-delà de l'Escaut, de Brocéliande et la Loue, s'ébattre dans le bleu de Gascogne. Merci à toi d'avoir osé, merci à vous d'avoir suivi, merci à nous d'avoir volé. Nous sommes désormais les enfants de ce Condom 2023, qu'il serve et resserve encore, qu'il fasse des petits partout en France voire en Europe, nous en serons ;-) Comme je ne suis là que pour le week-end, je compte bien profiter des 2 créneaux qui me sont alloués. Celui du samedi soir est magnifique. A partir de 19h00 l'immense piste commence à se remplir de fleurs de Porcher multicolores. J'attends le feu vert du responsable de piste pour m'élancer vers le ciel du Gers. Bien qu'il y ait du monde en l'air, je me retrouve seul à partir face au vent vers Lectoure. Arrivé sur zone j'intercepte Patrice sur le retour. Nous rentrons de concert. Une fois à la base, je ne veux pas poser tout de suite. Je flâne donc autour vers l'abbaye de Flaran, joyaux d'art roman, magnifié par la lumière du soir. A mille pieds, je me laisse glisser moteur éteint, jusqu'au sol, pour faire honneur à nos hôtes vélivolistes. Le vol était bon, mais que dire du debrief dans le camp gaulois à la nuit tombante et de la nuit dans mon Berlingo, quasi à la belle étoile.