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Jean M. Ollivier | all galleries >> Galleries >> In Box > IMG_9315.jpeg
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20-Nov-2025

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Qu’en est-il à mon avis de Maité et Robert ?
Un résumé de l'escalade inconsciente, non pas de l'Ossau, mais vers un héros fictif :
1932 * Première rencontre au pic du midi d'Ossau
1932-1933 - Courrier amoureux envoyé à Robert lors de son service militaire à Embrun-La Cochette
1933-1938 - Visites assidues à Robert dans sa chambre de la villa El Patio

Mariage Maité-Robert en 1938
Maité fonce au Boulou lors du rassemblement des éclaireurs-skieurs des Pyrénées en début de guerre
Maité accepte la rudesse du col de Porte où Robert est muté dans le cadre de Jeunesse et Montagne
1941 Naissance à Pau du premier enfant. Robert, occupé au centre jm de Cauterets (col de Riou) ne vient même pas embrasser le nouveau-né. C'est un anonyme qui le déclare à la mairie (un document en atteste).

Disons en préambule que ces deux êtres n’auraient jamais dû se rencontrer. Cette rencontre a signé le malheur à vis de Maité Cabanne. Elle n’a pas su discerner, à cause de son état d’amoureuse, à quel être elle avait affaire. De nombreux signaux auraient dû l’alerter. Elle ne les voyaient ou n’en tenait aucun compte.
Cultivée, curieuse et sociable, Maité avait pensé trouver l,âme soeur, bien différente de ses précédentes relations. Robert en fait un récit pervers dans le fameux Cahier Vert. Il tord la réalité et ment pour renforcer ses arguments en ajoutant des faits imaginaires à son récit d’ensemble. Il croit ce qu’il écrit et ne dit jamais qu’il a aimé la mère de ses quatre enfants dont il a eu le plus grand mal à se débarrasser, selon lui.
Donc au départ erreur de casting pour Maité. Mais essayons de nous mettre à sa place, même un peu, et on comprendra.
Lors de sa sortie à l’Ossau elle a été fascinée par ce héros qui courait - que dis-je, volait de cime en cime sans effort apparent, bien loin des êtres fallots qu’elle avait connus jusqu’alors. Ajoutez à cela que sa vie familiale n’était pas drôle. Fille aînée elle devait remplacer sa mère qui avait démissionné et était confrontée aux mille soucis d’une famille nombreuse qui ne faisait rien pour l’aider. Un père grognon et malade s’ajoutait au tableau de la famille Cabanne d’alors.Tout changeait pour elle à présent. Elle avait son héros, célibataire de surcroît, et quasiment voisin de chez elle à Pau. Mais ce qu’elle ne savait pas que ce « héros » vivait aux crochets de sa mère. Tout en s’en défendant il lui devait tout et dépendait totalement d’elle. Il faisait ce qu’il voulait et vivait à mille lieues des contingences d’une famille banale. Au lieu de courir le guilledou comme tout un chacun à son âge il préférait se branler sans sa turne en souhaitant que le hasard lui apporte ce qu’il n’osait rechercher par lui-même.
Et voilà qu’une jolie fille vient l’interpeler sous sa fenêtre à une heure où tout le monde dort, y compris la mère de son locataire permanent de fils. Mais elle ne dort que d’un oeil et les appels feutrés de Maité parviennent à ses oreilles attentives. Elle n’estime pas le procédé très correct mais elle se résigne. Il est temps que son fils se dévergonde un peu, lui lâche la grappe et pense à lui donner des petits enfants au lieu d’aller courir ces montagnes de malheur.
C’est ainsi que Blanche, la mère de Robert, fut le témoin involontaire des visites répétées de Maité. Laquelle n’utilise surtout pas la porte d’entrée de la villa - question de discrétion - mais escalade le balcon de la chambre de Robert en s’aidant de la plante grimpante qui lui sert d’ornement.
Soir après soir le père Ollive s’en donne à coeur joie. Au diable la branlette dégradante et stérile. Son énorme bite peut enfin jouir dans les entrailles d’une femelle. Peu importe qui elle est. Comme toujours il n’y voit que son plaisir égoiste sans se préoccuper des conséquences de son acte. N’y connaissant rien il ne pense même pas à se protéger et un jour, patatras, Maité déclare qu’elle est enceinte - vrai ou faux ? les 4 enfants qu’elle a eus par la suite pencherait pour le vrai. La fausse couche qui a hanté sa vie provenait certainement de ces ébats sans frontière. Lui pensa aussitôt à une stratégie infâme pour l’oblier se marier. Sa mère fut mise au courant, on se demande comment et pourquoi, et applaudit des deux mains. L’âge venant elle commençait à désespérer d’avoir des petits enfants qu’elle pourrait chérir et gâter. Des petit enfants qui ne pourraient être que différents de son chenapan de fils qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs, et pas des plus belles.
Illusions de parents qui croient que si la vie de leur rejeton est changéee par le marige il va s’asagir.et predre enfin ses responsabilité d’homme responsable (même illusion que ceux qui pensent que le venue d’un anfant peut stabiliser un couple qui ne s’entend pas. Pauvre enfant !)
Le Robert, habitué à faire ce qu’il veut dans la vie piaffe, hurle et c’est tout juste s’il ne se roule pas parterre. On a sa petite dignité que voulez-vous.. Quoi que dise sa mère il ne l’écoute pas. Il n’a pas beaucoup d’arguments pour éviter ce qu’il considère comme un piège
. Un seul lui vient à l’esprit : Maité est issue d’une famille^plus pauvre que pauvre. Aucune dot, aucun bénef lié à un héritage. Rien, que dalle, des nèfles. Blanche connaît ces arguments largement développés par son père Antoine Froment losqu’elle a désirer se marier avec le beau militaire qu’elle avait choisi, Jean-Marie Ollivier, bien pauvre lui aussi et, honte suprême, issu de l’accouplement d’une mère célibataire, Perrine Joséphine Olivier, et d’un père inconnu. Blanche a réussi à vaincre l’inflexibilité de son père. Et voilà qu’elle n’arrive pas à convaincre son propre fils. Lequel n’a pas honte pourtant de dépendre financièrement de sa mère. Elle a l’intuition qu’il faut pousser dans ce sens. Pas question d’augmenter sa rente, il pourrait esquiver le mariage et s’installer au loin. Ce qui n’est pas invraisemblable. Adieu alors les petits enfants et tout ce qui va avec. Que faire ? Que proposer ?
Elle possède l’argent qui dort issu de divers héritages et ses besoins sont microscopiques. Pour retenir ce fils prodigue elle lui propose de lui offrir une villa toute neuve à proximité de sa maison El Patio et plantée dans un terrain suffisamment grand pour l’isoler d’un voisinage gênant.
A ces mots Robert arrête de hurler et de trépigner. Il reste bouche ouverte se demandant si c’est du lard ou du cochon. Une villa toute neuve, un grand terrain ? Lui qui n’avait rien possédé jusqu’à présent en est tout ébahi. Il lui semble que le jeu en vaut la chandelle. Ce n’est pas ce fil à la patte qui l’empêchera de faire ce qui lui plaît comme toujours depuis sa naissance. Un tien vaut mieux qu’un héritage qu’il estime lointain - il y pense déjà. Il sera toujours temps de se débarrasser des gêneurs. Il accepte donc la proposition au grand soulagement de Blanche, qui rêve alors à un avenir lumineux, loin de la triste solitude dans sa maison El Patio.
Est ainsi scellé l’avenir abomidale de Maité et des enfant qu’elle aura. Un terrain est acheté, un architecte est contacté, Henri Sarrailhé, oncle de Maité, offre sa participation (il deviendra mon parrain). C’est l’entreprise Loria qui doit bâtir la nouvelle villa. Nous sommes en 1938.
En novembre 1938 Maité et Robert se marient à St Savin et étrennent la villa. Tout semble aller pour le mieux. E pourtant...
La guerre frappe à la porte et dès 1939 Robert doit rejoindre un bataillon de chasseurs alpins pyrénéens dans la cité balnéaire du Boulou dans les Pyrénées Orientales. Le conflit traîne en longueur (la « drôle de guerre ») et les affectations tardent à venir et ce jusqu’à la défaite finale.
Alors que rien ne l’y obligeait Maité est venue au Boulou pour soutenir le moral de son « héros ». Elle a pleinement apprécié ce pays du Boulou si différent de ses Basses Pyrénées natales. Ici il pleuvait moins souvent, un soleil généreux, des gens à l’image de leur pays, une nourriture délicate, un vin du Roussillon délicieux et tout à l’avenant pour elle ouverte et réceptive aux nouveautés à l’inverse de son héros qui s’en moquait bien, perdu dans ses pensées de militaire affolé par la guerre. Ce Boulou !... des années lus tard Maité en parlait encore, réveillait des souvenirs heureux, parlait des gens qu’elle avait connus comme s’ils habitaient la rue d’à côté. 15 ans après son séjour au Boulou elle découvrit avec un plaisir immense un négociant en vin du Roussillon installé dans la ville de Pau, comme un peu de la lumière du Roussillon qui venait vers elle au travers des discussions vec ce négociant tombé du ciel, Mr. Baylar.
Le mari de Maité était imperméable à toute poésie à cette époque. Il ne songeait qu’argent, héritage ; montagne aussi, mais pas n’importe quelle montagne...
Tout ceci aurait dû alerter Maité, mais comme chacun sait l’amour est aveugle... et elle continuait à se bercer d’illusions, pensant que son héros l’aimait aussi puisqu’il s’était marié avec elle. Elle considérait cela comme une garantie. Quelle erreur !
Autre évènement, et pas des moindres, la mutation de Robert au col de Porte dans le cadre de l’organisation du groupe Jeunesse et Montagne pour secouer les puces d’une jeunesse apathique et démoralisée. Voir

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